restaurant labour cost projections canada 2026

Prévisions des coûts de main-d'œuvre pour les exploitants de restaurants au Canada en 2026

13 novembre 2025

À l’approche de 2026, les restaurateurs canadiens se préparent à une nouvelle année de hausse des coûts de main-d’œuvre. La principale cause ? Augmentation du salaire minimum dans presque toutes les provinces. Avec les ajustements indexés sur l’inflation et les augmentations décidées par les politiques publiques qui font grimper les salaires de base, les restaurants sont contraints de réévaluer leurs stratégies en matière de prix, d’horaires et de personnel.

La main-d’œuvre représente généralement entre 25 et 35 % du chiffre d’affaires d’un restaurant.. Même de modestes variations de salaire peuvent avoir un impact considérable sur la rentabilité, notamment dans des secteurs comme la restauration rapide, la restauration traditionnelle et les petits commerces indépendants qui emploient beaucoup de personnel horaire. Ce rapport présente les augmentations prévues du salaire minimum pour 2026, leur pourcentage et leur valeur en dollars, ainsi que les conséquences probables. impact sur les ratios de coûts de main-d’œuvre dans les restaurants de chaque province canadienne.

 Résumé

  • Le salaire minimum augmentera dans toutes les provinces canadiennes d’ici 2026.ce qui fait grimper considérablement les coûts de main-d’œuvre dans la restauration.

  • En Ontario et en Colombie-Britannique, le tarif horaire dépassera 18 $., avec des ratios de coûts de main-d’œuvre prévus en hausse à 31 à 34 % du chiffre d’affaires.

  • Les modes du Québect La hausse de 2,2 % atténue l’impactmais la compression des salaires augmentera le total des charges salariales.

  • L’Alberta pourrait connaître une hausse de 8,7 % si une augmentation de rattrapage est mise en œuvre., ce qui pourrait potentiellement faire grimper la part des coûts de main-d’œuvre 2,4 points.

  • Le Manitoba, la Saskatchewan et les provinces de l’Atlantique font face à une augmentation de 3 à 5 %.s, avec des coûts en hausse de +1 à +1,6 points de pourcentage.

  • L’Île-du-Prince-Édouard devance les provinces de l’Atlantique avec un salaire confirmé de 17,00 $., touchant plus durement les exploitants saisonniers et ceux des petites villes.

  • L’augmentation prévue de +5,4 % au Nouveau-Brunswick est la plus forte., ce qui porte les coûts de main-d’œuvre à environ 31,6 % du chiffre d’affaires.

  • Les exploitants doivent trouver un équilibre entre les prix des menus, le personnel et la technologie. pour rester compétitif sur un marché plus tendu en 2026.

  • Sans allégements fiscaux ni subventions, Les fermetures et les réductions pourraient augmenter dans les provinces les plus touchées..

Province
2025 MW
2026 MW (Est.)
$ Δ
% Δ
Gross Labour Cost
Ontario
$17.60
~$18.00
+0.40
+2.3%
31.2%
British Columbia
$17.85
~$18.10
+$0.25
+1.4%
33-34%
Quebec
$16.10
~$16.45
+$0.35
+2.2%
30.6%
Alberta
$15.00
~$15.00-$16.30
+$0-$1.30
+0-8.7%
30.4%
Manitoba
$16.00
~$16.50
+$.50
+3.1%
31%
Saskatchewan
$15.35
~$16.00
+$0.65
+4.2%
31.3%
Nova Scotia
$16.50
~$17.10
+$0.60
+3.6%
31.1%
New Brunswick
$15.65
~$16.50
+$0.85
+5.4%
31.6%
Prince Edward Island
$16.50
~$17.00
+$0.50
+3.0%
31%
Newfoundland & Labrador
$16.00
~$16.50
+$0.50
+3.1%
31%

Ontario

Salaire minimum en 2025 : 17,60 $

Prévisions pour 2026 : ~18,00 $

Augmentation : +0,40 $

Augmentation en pourcentage : +2,3 %

Impact estimé sur les coûts de main-d’œuvre : +1,2 pt → ~31,2 % du chiffre d’affaires

Contexte: Le salaire minimum général de l’Ontario s’applique désormais à tous les emplois, y compris celui de serveur (aucun rabais n’est accordé aux serveurs de boissons alcoolisées). Une augmentation de 0,40 $ représente environ 800 $ par année par employé à temps plein. Comme près de 23 % des travailleurs de la restauration gagnent un salaire proche du minimum, les répercussions sur la masse salariale sont considérables.

Perspectives: Les restaurateurs pourraient augmenter les prix de leurs menus ou réduire leurs heures d’ouverture. Les serveurs et serveuses subissent une pression salariale accrue, car le personnel de cuisine s’attend également à des augmentations. Les établissements indépendants et les petites chaînes devront mettre en place des contrôles stricts ou un soutien ponctuel pour maintenir leurs marges.

Colombie-Britannique

Salaire minimum en 2025 : 17,85 $

Prévisions pour 2026 : ~18,10 $

Augmentation : +0,25 $

Augmentation en pourcentage : +1,4 %

Impact estimé sur les coûts de main-d’œuvre : +0,9 pt → ~33–34 % en FSR

Contexte: Le salaire minimum y est déjà le plus élevé du Canada. En raison de la pénurie de main-d’œuvre à Vancouver et à Victoria, de nombreux restaurants versent déjà plus de 18 $ l’heure. Cette augmentation pourrait officialiser les salaires du marché.

Perspectives: Impact immédiat minime sur la masse salariale, mais les coûts fixes élevés persistent. Les restaurateurs continuent d’investir dans les bornes interactives, la commande en ligne et la simplification des menus. Il faut s’attendre à des gains d’efficacité liés à la technologie plutôt qu’à des licenciements massifs.

Québec

Salaire minimum en 2025 : 16,10 $

Prévisions pour 2026 : environ 16,45 $

Augmentation : +0,35 $

Augmentation en pourcentage : +2,2 %

Impact estimé sur les coûts de main-d’œuvre : +0,6 pt → ~30,6%

Contexte: Au Québec, le salaire minimum pour les employés à pourboire reste inférieur (12,90 $ → environ 13,15 $), ce qui atténue l’impact sur les employés de la restauration. Toutefois, les coûts indirects augmentent en raison de la compression salariale : les cuisiniers et le personnel de cuisine pourraient exiger des augmentations de 0,50 $ à 1 $ l’heure pour maintenir leur rémunération relative.

Perspectives: Cette légère augmentation laisse aux restaurateurs le temps de s’adapter. Nombre d’entre eux privilégieront sans doute la fidélisation de la clientèle et de modestes ajustements de prix plutôt que des changements opérationnels majeurs.

Alberta

Salaire minimum en 2025 : 15,00 $ (inchangé depuis 2018)

Scénario 1 pour 2026 : Aucun changement

Scénario 2 pour 2026 (Prévisions) : 16,30 $

Augmentation : +1,30 $ (Scénario 2)

Augmentation en pourcentage : +8,7 %

Impact estimé sur les coûts de main-d’œuvre (scénario 2) : +2,4 pts → ~30,4 %

Contexte: Face à la hausse du coût de la vie, de nombreux employeurs offrent déjà entre 16 et 17 dollars de l’heure pour attirer du personnel, notamment à Edmonton et à Calgary. Même sans augmentation légale, des hausses salariales dictées par le marché sont probables.

Perspectives: Les restaurants albertains pourraient rester compétitifs si le salaire minimum demeurait stable. Cependant, la pénurie de main-d’œuvre pourrait entraîner des hausses salariales naturelles. Si une augmentation légale est adoptée, les exploitants devront faire face à une forte augmentation de leurs coûts et à une possible compression de leurs marges.

Manitoba

Salaire minimum en 2025 : 16,00 $

Prévisions pour 2026 : environ 16,50 $

Augmentation : +0,50 $

Augmentation en pourcentage : +3,1 %

Impact estimé sur les coûts de main-d’œuvre : +1,0 pt → ~31,0 %

Contexte: Cela fait suite à une augmentation d’environ 20 % au cours des 3 dernières années. De nombreux commerces indépendants se remettent encore des baisses de revenus subies pendant la pandémie.

Perspectives: Les restaurateurs pourraient être contraints de réduire leurs horaires d’ouverture ou d’augmenter leurs prix de manière sélective. Les restaurants situés en zones rurales et périurbaines pourraient avoir des difficultés à répercuter ces coûts sur leurs clients.

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Saskatchewan

Salaire minimum en 2025 : 15,35 $

Prévu pour 2026 : 16,00 $

Augmentation : +0,65 $

Augmentation en pourcentage : +4,2 %

Impact estimé sur les coûts de main-d’œuvre : +1,3 pt → ~31,3 %

Contexte: La croissance des salaires se poursuit selon une trajectoire indexée sur plusieurs années. Principalement des opérateurs indépendants avec une adoption technologique limitée.

Perspectives: Nombreux sont ceux qui chercheront à alléger la situation grâce à une gestion plus efficace de la paie et à la formation polyvalente du personnel. L’adoption des technologies reste faible, mais les propriétaires pourraient opter pour le partage de personnel entre les différents sites.

Nouvelle-Écosse

Salaire minimum en 2025 : 16,50 $

Prévisions pour 2026 : environ 17,10 $

Augmentation : +0,60 $

Augmentation en pourcentage : +3,6 %

Impact estimé sur les coûts de main-d’œuvre : +1,1 pt → ~31,1 %

Contexte: En Nouvelle-Écosse, le salaire minimum est indexé sur l’inflation + 1 %. On y trouve une forte proportion de restaurants indépendants et familiaux, avec une flexibilité limitée.

Perspectives: Les opérateurs sont au bord de la rupture : 53 % d’entre eux déclarent déjà atteindre le seuil de rentabilité, voire perdre de l’argent. Des crédits d’impôt ou des subventions seront indispensables si la pression sur les coûts persiste.

Île-du-Prince-Édouard

Salaire minimum en 2025 : 16,50 $

Confirmé pour 2026 : 17,00 $ (1er avril 2026)

Augmentation : +0,50 $

Augmentation en pourcentage : +3,0 %

Impact estimé sur les coûts de main-d’œuvre : +1,0 pt → ~31,0 %

Contexte: L’Île-du-Prince-Édouard sera de nouveau en tête dans les provinces atlantiques. L’impact sera particulièrement marqué pour les restaurants saisonniers et ceux qui dépendent du tourisme.

Perspectives: Les entreprises connaissant une faible fréquentation ou des saisons courtes pourraient rencontrer des difficultés. On observe de nombreuses demandes pour des mesures compensatoires telles que des subventions salariales temporaires.

Terre-Neuve-et-Labrador

Salaire minimum en 2025 : 16,00 $

Prévisions pour 2026 : environ 16,50 $

Augmentation : +0,50 $

Augmentation en pourcentage : +3,1 %

Impact estimé sur les coûts de main-d’œuvre : +1,0 pt → ~31,0 %

Contexte: L’indexation des salaires, introduite en 2025, offre une meilleure prévisibilité. Les petits exploitants et les restaurants en zones rurales sont les plus exposés.

Perspectives: Certains restaurants peuvent absorber les coûts grâce au travail personnel (les propriétaires se relayant), mais la viabilité des exploitants marginaux reste menacée.

Conclusion

Les pressions sur les coûts de main-d’œuvre augmentent dans toutes les provinces en 2026, même dans les régions où les hausses sont modérées. L’effet cumulatif de plusieurs années d’indexation sur l’inflation, de la reprise post-pandémique et des pressions du marché oblige les restaurateurs canadiens à repenser la gestion, le recrutement et la tarification de leurs établissements.

On prévoit que les coûts de main-d’œuvre moyens dans la restauration passeront d’environ 30 % à 31-32 % du chiffre d’affaires. Cette variation de 1 à 2 points peut paraître minime, mais elle peut réduire les marges bénéficiaires de 20 à 40 % dans un secteur où les marges habituelles se situent en dessous de 5 %.

FAQ

La plupart des restaurants verront leurs coûts de main-d’œuvre augmenter de 1 à 2 points de pourcentage, passant d’environ 30 % à 31-32 % des revenus, selon la province et la composition du personnel.

Le Nouveau-Brunswick (+5,4 %), la Saskatchewan (+4,2 %) et une éventuelle augmentation de rattrapage en Alberta (+8,7 %) représentent les plus fortes hausses en pourcentage, tandis que l’Ontario et la Colombie-Britannique maintiendront les niveaux de salaire absolus les plus élevés (près ou au-dessus de 18 $/h).

Les indépendants seront les plus touchés en raison de leur pouvoir de fixation des prix limité et de leur taille plus réduite, tandis que les franchises pourront compenser les coûts grâce à l’automatisation, aux stratégies de tarification d’entreprise et à la mise en commun de la main-d’œuvre entre plusieurs unités.

Les hausses de prix au menu peuvent aider, mais ne compensent pas entièrement la hausse des coûts de main-d’œuvre ; de nombreux marchés sont très sensibles aux prix, ce qui signifie que des augmentations de prix agressives risquent de réduire la fréquentation.

Les exploitants devraient se concentrer sur l’optimisation de la main-d’œuvre, la formation polyvalente du personnel, l’introduction de technologies (bornes interactives, commandes par QR code, logiciels de planification), la simplification des menus et l’exploration des crédits d’impôt ou des programmes de subventions gouvernementaux pour atténuer la pression salariale.

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